Voici une sortie de vision de presse pour laquelle je vous avoue avoir eu un énorme coup de cœur ; il s’agit du film polonais « Cold War » qui, certainement, se retrouvera au palmarès samedi soir. Le réalisateur Pawel Pawlikowski a une capacité énorme de synthèse. En un plan, il nous raconte 20 minutes de film, en seulement 1h30, il nous relate une magnifique histoire d’amour où rien ne manque. Aucune faiblesse scénaristique, une photographie en noir et blanc époustouflante, une reconstitution du Paris bohème et de la Pologne des années 50 précise, une fin avec une symbolique de l’image qui vous donne des frissons. A coup sûr, « Cold War » sera mon coup de cœur de l’édition 2018.

Enchaînons avec la journée du cinéma luxembourgeois. Une journée qui a débuté avec la traditionnelle conférence de presse suivie des tout aussi traditionnels cocktails et repas sur la Croisette en bord de mer. Cette journée du cinéma luxembourgeois est l’occasion pour Guy Daleiden, directeur du Film Fund, de faire le point sur tout ce qui s’est déroulé durant l’année écoulée. On pourrait se demander pourquoi le cinéma luxembourgeois débarque chaque année à Cannes. La raison en est simple : c’est dans le but de promouvoir ce cinéma car Cannes est une vitrine exceptionnelle aux yeux du monde entier. Guy Daleiden : «Nous sommes présents au Marché du film où nous avons un stand qui permet aux professionnels du cinéma luxembourgeois de faire des rencontres avec d’autres professionnels, de présenter leurs nouveaux projets, d’attirer ou de vendre des projets vers le Luxembourg. C’est un emplacement où l’on fait la promotion du cinéma luxembourgeois. Si nous ne sommes pas présents ici durant le festival, nous n’existons pas en tant que pays. »

Ce jour est également un grand jour pour nous car nous allons pour la première fois de cette année monter les Marches. Un grand moment que nous tenons à vivre au moins une fois par an. Mais le must du must, c’est de pouvoir assister à la Cérémonie de clôture, celle où le jury remet la Palme d’or. Un moment que nous avons déjà eu le plaisir de vivre à deux reprises. Et, comme dit le dicton « jamais deux sans trois » dès lors, nous essayerons de rééditer « l’exploit » cette année.

En attendant, voici un peu d’histoire sur la Montée des Marches. Il y a d’abord le protocole ou plus précisément la tenue vestimentaire. Pour les hommes, ce n’est pas compliqué : le smoking indispensable avec le nœud papillon tout aussi indispensable et ce, pour la Montée à partir de 19 heures. En revanche, pour les femmes, c’est un peu plus compliqué : la robe de soirée est fortement conseillée. Après, disons que seules les belles tenues sont acceptées. En revanche, c’est plus compliqué au niveau des chaussures car la vision des choses a changé. En effet, il faut des chaussures adéquates et non plus, comme cela était toléré à une époque, des sandales ou basket, même de marque. Le talon haut n’est pas indispensable mais fortement conseillé.

Vous allez me dire : « pourquoi un smoking ? » La réponse est simple. Elle remonte au tout début du Festival soit fin des années 40 puisqu’il a débuté en 1946. Les films étaient projetés au casino de Cannes et qui dit casino dit smoking et nœud papillon.

 

Brigitte LEPAGE