Dernier jour avant le Palmarès. Cette journée a été une journée marathon avec 8 heures de projection pour rattraper deux films que nous n’avons pas pu visionner durant les 11 jours et puis ceux proposés au programme de la journée. Il y a « Un Couteau dans le cœur » de Yann Gonzalez avec Vanessa Paradis. Une œuvre catastrophique, perverse et dénuée de toute qualité cinématographique. A la fin de la séance, nous nous sommes tous posé la même question : « que fait ce film en compétition officielle ? »

Puis, nous sommes passés d’un extrême à l’autre avec « Capharnaüm » de la réalisatrice libanaise Nadine Labaki. A travers son œuvre, elle traite des sujets d’actualité comme les migrants mais aussi des conditions de vie déplorables des enfants vivant dans les bidonvilles de Beyrouth. A plus d’un titre ce film possède les ingrédients indispensables pour faire une belle Palme d’or.

Et enfin, nous avons déjà visionné le film de clôture en l’occurrence le film de Terry Gilliam « L’homme qui a tué Don Quichotte » avec Adam Driver et Jonathan Pryce. Ce film est une véritable réjouissance, rempli de l’humour qui caractérise le réalisateur anglais, un bonheur pour les yeux et malgré ses 2h10, il semble aussi court qu’un court-métrage. On se réjouit déjà d’assister à la conférence de presse de Terry Gilliam, demain matin.

En attendant, la 71è édition du Festival de Cannes a été une édition, au niveau de la compétition officielle, très moyenne. Au niveau de l’ambiance, on a fortement ressenti l’absence de films américains et donc de stars américaines. On a beau dire ce que l’on veut, sans eux, le Festival de Cannes n’est pas le même. Quant à la Croisette, elle était nettement moins encombrée que les années précédentes pourtant, un long week-end s’était invité dans le calendrier du Festival. Quant à la météo, elle a aussi contribué à faire de cette 71ème édition, une édition en demi-teinte.

Brigitte LEPAGE