Sylvester Stallone, dont les apparitions sur la Croisette sont toujours remarquées, revient à Cannes pour annoncer Rambo V : Last Blood, tourné il y a quelques mois.

Il est de retour sur les écrans : à l’automne 2019, Sylvester Stallone reprendra les habits de John Rambo, l’un des personnages les plus célèbres du cinéma mondial de ces dernières années, l’un de ceux qui aura déchainé les passions, rassemblé des millions de spectateurs et inspiré les écrivains.

Présidé par la réalisatrice et comédienne libanaise Nadine Labaki, le Jury composé de 3 femmes et 2 hommes délivrera son palmarès le vendredi 24 mai lors de la cérémonie de Clôture du Certain Regard.

LE JURY 2019

Nadine Labaki – Présidente
(Réalisatrice & actrice / Liban)

Marina Foïs
(Actrice / France)

Nurhan Sekerci - Porst
(Productrice / Allemagne)

Lisandro Alonso
(Réalisateur / Argentine)

Lukas Dhont
(Réalisateur / Belgique)

LA SELECTION OFFICIELLE POUR LE CINEMA BELGE ET LA SELECTION PARALLELE POUR LE LUXEMBOURG

Si le mois de mai est le mois le plus attendu par les cinéphiles et le monde du cinéma, ce n’est pas pour ses nombreux jours de congé mais bien parce que le 5e mois de l’année est synonyme de Festival de Cannes. Mais avant la date d’ouverture de celui-ci, l’autre moment attendu avec impatience est celui de la conférence de presse révélant alors la sélection officielle. Conférence qui s’est déroulée aujourd’hui à Paris.

Soyons chauvins et annonçons d’emblée ce qui est pour nous l’information la plus importante de cette 72è édition, qui se déroulera du 14 au 25 mai, en l’occurrence la présence des frères Dardenne en compétition officielle avec « Le jeune Ahmed » ainsi que la présentation, dans la sélection « Un Certain Regard » des films « Viendra le feu » d’Oliver Laxe, une co-production luxembourgeoise à travers la société Tarantula Luxembourg dirigée par Donato Rotunno, le film d’animation « Les Hirondelles de Kaboul » de Zabou Breitman (Mélusine productions)  et « Chambre 212 » de Christophe Honoré (Bidibul Productions).

RIEN QUE DU BEAU MONDE

Je sens que cette 72e édition s’inscrira dans les annales des plus belles années de l’histoire du Festival de Cannes. Dès le départ, les papilles cinématographiques vont déguster avec grand plaisir le film d’ouverture, en compétition, signé Jim Jarmusch. Ce réalisateur d’origine tchèque et naturalisé américain a souvent été en compétition sur la French Riviera sans pour autant décrocher la récompense suprême, à l’exception de celle du court métrage pour « Coffee and Cigarette ». 2019 sera-t-elle l’année de sa consécration avec « The Dead don’t Die » une histoire de zombies complètement décalée où se croiseront Iggy Pop, Tom Waits, Bill Murray, Adam Driver et bien d’autres stars ?

Si Jim Jarmusch concourra pour sa première Palme d’or, il n’en saura pas de même pour Ken Loach, Terrence Malik et les frères Dardenne qui eux courent après leur seconde pour Terence Malik et troisième Palme d’or pour Ken Loach et les Dardenne Brothers.

Si le retour de Pedro Almodovar n’est pas une grande surprise après avoir endossé le rôle de Président du jury en 2017, il est plutôt étonnant de voir Xavier Dolan en lice pour une Palme d’or qu’il avait frôlée en 2016 avec « Juste la fin du monde » où il avait décroché le Grand Prix du Jury. Tellement déçu de ne pas avoir obtenu la Palme d’or, il semblait avoir boudé le Festival. Le revoir en compétition nous fait penser que le prodige québécois n’est en définitive pas trop rancunier et tant mieux pour nous !

Cela fait déjà 10 ans que Marco Bellocchio n’était plus venu à Cannes. C’était pour « Vincere » ou l’histoire cachée de Mussolini. Cette année, le réalisateur italien viendra nous conter une histoire vraie sur la mafia italienne.

Du côté cinéma français, quatre films ont retenu l’attention du comité de sélection : « Sybil » de Justine Triet avec Virginie Efira et Gaspar Ulliel ; « Roubaix » d’Arnaud Desplechin avec Roschdy Zem, Sara Forestier, Léa Seydoux ; « Les Misérables » de Ladj Ly et « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma avec Adèle Haenel.

ELTON JOHN, CLAUDE LELOUCH HORS COMPETITION

Si les 19 films présentés en compétition sont de grande importance, ceux présentés hors compétition le sont tout autant. Après le magnifique « Roman de Gare », déjà présenté hors compétition, Claude Lelouch, 80 ans, viendra dévoiler « Les plus belles années d’une vie » ou la suite de « Un Homme et Une Femme » qui avait décroché à l’époque la Palme d’or alors que Claude Lelouch pensait que la carrière de cinéaste n’était pas faite pour lui. Nous retrouverons donc 53 ans après le célèbre « Chabadabada » Claude Lelouch, Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée sur le tapis rouge !

Une autre pointure foulera le célèbre tapis rouge. Il s’agit d’Elton John dont le film « Rocketman » de Dexter Fletcher est, ni plus ni moins, un biopic consacré à celui qui fut anobli par la Reine d’Angleterre.

Daniel Auteuil et Guillaume Canet seront aux côtés de Nicolas Bedos qui viendra présenter son second long métrage, après l’excellent « Monsieur et Madame Adelman », intitulé « La belle époque ».

Si le Festival de Cannes refuse encore et toujours les productions Netflix, il nous présentera quand même une production Amazon à travers les deux premiers épisodes d’une nouvelle série signée Nicolas Winding Refn intitulée « Too Old to die Young ».

Rappelons que le Président de cette 72e édition du Festival de Cannes, qui se déroulera du 14 au 25 mai, n’est autre que le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu alors que l’acteur Edouard Baer endossera pour la troisième fois le costume de Maître de Cérémonie.

On vous la dit, la 72e édition du Festival de Cannes sera certainement un excellent cru. En tout cas, l’équipe de Profession : cinéphiles se réjouit d’y être présente et de vous faire vivre au quotidien les grands moments de cette édition 2019 !

Brigitte Lepage & Thibaut Demeyer

 

A 15 jours de l’ouverture du 72è festival de Cannes, Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, et Pierre Lescure, président, viennent d’annoncer le nom des membres du jury officiel qui entoureront le Président Alejandro Gonzalez Iñárritu, réalisateur mexicain.

A l’heure où les médias ne jurent plus que par les informations people, voilà que le Festival de Cannes décide de composer un jury qui est tout sauf people ! Et, il a bien raison ! Après tout, pourquoi céder au nivellement par le bas ? Cannes est un haut lieu de la cinéphilie et non un rassemblement de personnes qui confondent manque de culture et informations pointues.

Mais revenons à notre jury essentiellement composé de personnalités remarquables et remarquées lors des éditions précédentes du Festival de Cannes. En haut de la pyramide, nous avons, forcément, le Président Alejandro Gonzalez Iñárritu dont je garde en mémoire la projection de son excellent « Babel » en compétition officielle lors de l’édition 2006. A ses côtés, il y aura la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher, lauréate du Grand Prix en 2014 et Prix du scénario l’année dernière ; le réalisateur français Robin Campillo, lui aussi lauréat du Grand Prix avec son film « 120 battements par minute » ; Yórgos Lánthimos, réalisateur grec qui avait marqué les esprits l’année dernière avec « Mise à mort du cerf sacré» (Prix du scénario en 2017) et « The Lobster » (Prix du jury)  ainsi que le réalisateur polonais Paweł Pawlikowski qui était retourné l’année dernière en Pologne avec le Prix du jury pour son bijou intitulé « Cold War ». Également présents dans le jury Enki Bilal, auteur de bandes dessinées et réalisateur français. Probablement la personne la plus connue de ce jury à l’inverse de Kelly Reichardt, réalisatrice américaine, Maimouna N’Diaye, actrice/réalisatrice du Burkina Faso et l’actrice américaine Elle Fanning âgée seulement de vingt ans !

D’aucuns verront dans ce jury une parité parfaite hommes/femmes. Enfin d’aucuns, plus précisément celles et ceux qui confondent manque de culture et informations pointues. En revanche, ce que je vois dans ce jury, c’est un concentré d’artistes de grand talent qui connaissent bien les rouages du Festival de Cannes. Cela présage dès lors un palmarès probablement pointu, au grand dam du grand public qui se nourrit exclusivement de blockbusters, mais de très grande qualité.

Pour rappel, la 72è édition du Festival de Cannes se déroulera du 14 au 25 mai 2019. Et, nous y serons !  

Thibaut Demeyer

Alain Delon, icône incontestable du cinéma français, sera mis à l’honneur lors de la 72e édition du Festival de Cannes, deux ans après l’hommage rendu à Jean-Paul Belmondo.

Alain Delon, 83 ans, a connu ses heures de gloire aux côtés de monstres sacrés comme Jean Gabin et Lino Ventura, et a marqué l’histoire du cinéma. Si les années 70 lui ont appartenu, sa carrière s’est quelque peu amenuisée durant les années 80 malgré quelques polars qui restent malgré tout dans notre mémoire tel que « Pour la peau d’un flic » avec Anne Parillaud et la bande originale signée Oscar Benton. « Notre Histoire » de Bertrand Blier lui permet de décrocher son unique César, celui du meilleur acteur.

Entre le Festival de Cannes et Alain Delon, c’est presqu’une histoire d’amour. Il sera Palme d’or en 1963 avec le film de Vittorio Visconti « Le Guépard ». Il faudra attendre 1990 pour le voir fouler à nouveau le tapis rouge en compétition. Ce sera pour « Nouvelle Vague » de Jean-Luc Godard. Deux ans plus tard, il viendra défendre le film d’Edouard Niermans « Le Retour de Casanova » aux côtés de Fabrice Lucchini. Deux œuvres diamétralement opposées qui ne laissera pas vraiment de traces indélébiles sur la French Riviera. 

N’en déplaise à certaines personnes, il est important que le Festival de Cannes rende hommage à cette icône du cinéma français connu et reconnu dans le monde entier.

Brigitte Lepage & Thibaut Demeyer